La start-up Wynd défend sa e-réputation devant le tribunal

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Le dirigeant de la plateforme fait condamner un site d'information en ligne qui avait qualifié sa société d'« imposture » et d'« escroquerie ».

Par Nicolas Bastuck dans Le Point

Classée au Next 40 (le CAC 40 de la nouvelle économie) et gestionnaire de la plateforme Wynd, la société Thematic Groupe a gagné le procès qu'elle avait intenté au site d'information en ligne en-contact.com, destiné aux professionnels du service client. Dans un jugement rendu le 29 janvier, la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris, spécialisée dans les affaires de presse, a condamné le directeur de la publication et l'un des journalistes du site à verser 2 000 euros de dommages et intérêts au dirigeant de la start-up, Ismaïl Ould-Hocine, après la parution d'un article renfermant plusieurs passages « diffamatoires ». Le ton était donné dès l'accroche : « Wynd, c'est le prochain Theranos », titrait l'auteur, en référence à cette start-up américaine qui a floué la Silicon Valley, à la suite d'une fraude massive.

Qualifiant la société d'« escroquerie », l'auteur de l'article épinglé à la une du site et largement diffusé sur les réseaux sociaux présentait son dirigeant comme « un magicien » qui « hypnotise », « berne » et « roule » ses clients, tel un « Christophe Rocancourt de l'omnicanal ».

« Chantage »

Après avoir demandé son retrait, Me Emmanuel Marsigny, avocat de la société (400 collaborateurs, 112 millions d'euros de fonds levés depuis 2016), a engagé deux actions : l'une en diffamation, au civil, l'autre au pénal, pour « chantage ». Ismaïl Ould-Hocine affirme que le directeur du site l'a menacé de publier cet article assassin s'il refusait de lui communiquer certaines informations, notamment son listing clients et ses comptes consolidés. « J'ai évidemment refusé de céder à ce chantage, alors mon interlocuteur, qui a refusé de nous rencontrer, a mis ses menaces à exécution. Pire, il a contacté certains de mes clients en les menaçant de les citer dans d'autres papiers à venir. Le préjudice est colossal, car, pour des boîtes comme la nôtre, le capital confiance est essentiel », avait raconté au Point cette figure montante de la tech, dont la plateforme accompagne de nombreux groupes dans leur « transformation digitale » (Orange, Carrefour, Comtesse du Barry, Monceau Fleurs, etc.).

La plainte pour « chantage » est toujours en cours, mais le dirigeant de Thematic Groupe remporte une première manche en faisant condamner ses détracteurs pour « diffamation ». « La condamnation des auteurs de cette campagne de déstabilisation rétablit la vérité ; elle marque la reconnaissance du sérieux de la gestion de Wynd et de la bonne foi de son dirigeant », souligne M. Ould-Hocine dans un communiqué.

Les magistrats de la 17e chambre n'ont pas reconnu aux responsables de la publication d'en-contact.com le bénéfice de la « bonne foi », considérant que la « base factuelle » sur laquelle reposait leur enquête était « très limitée », qu'ils avaient « manqué de prudence » en indiquant, « sans nuance ni réserve » et en ne s'appuyant que sur des témoignages anonymes, que le dirigeant de la start-up se livrait à des « escroqueries ». Le préjudice causé est donc « réel et concret », concluent-ils dans leur jugement.

Outre le versement de 2 000 euros de dommages et intérêts, les juges ordonnent la suppression de l'article de l'ensemble des propos visés dans la plainte.

Lire l'article sur le site du Point


A propos de l'auteur

Passionné de nouvelles technologies et d’écriture, Antoine a rejoint l’aventure Wynd courant 2019. Il décortique aujourd’hui les enjeux de la transformation omnicanale pour les commerçants.

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